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Le tour d’une belle île – du 23 au 28 Octobre 2016

Le tour d’une belle île – du 23 au 28 Octobre 2016

Carnet de voyage : Belle-Île-en-Mer

Jour 1

Nous arrivons à Belle-Ile sous une pluie battante. Même pas le temps de profiter du paysage (qu’on ne voit pas de toute façon), direction le minibus pour l’hôtel. Nous posons nos valises, et direction Sauzon en petites foulées pour aller déjeuner. Il fait froid et humide, mais ces premiers pas en terre belle-iloise me redonnent un coup de fouet.
Au menu soupe de poissons, et filet de poisson … Vivement l’Auvergne que l’on retrouve nos vaches et nos steacks.
Puis retour à notre lieu d’hébergement en faisant un petit détour par le chemin côtier pour tester le terrain. Tout roule, mais il pleut toujours (c’est rare en Bretagne).
Notre hôtelier nous annonce qu’il va nous surclasser à partir de demain. Nous investissons provisoirement notre chambre. On prépare nos tenues pour notre première journée de trail sur Belle-Ile.

Etape un, la météo. Demain, il pleut ! Mais c’est rare en Bretagne. D’autre part,  pour aujourd’hui, c’est juste nuageux, et nous sommes trempés. D’un autre coté, les autochtones nous affirment que la pluie c’est aujourd’hui seulement et que le reste de la semaine il fera beau … Saint Google priez pour nous !

Etape Deux, le parcours. On ne sait pas trop sur quel pied courir … Si le temps est clément, on part pour 30 km, mais s’il pleut (c’est rare …) le chemin longeant les côtes, nous ferions mieux d’être prudents. On réduira à 17 km.
Départ de Locmaria, à l’extrême Est de l’île, et direction Sauzon par la côte Nord. Si on cale à cause de … , on s’arrête à Palais.

Etape trois, le matériel. Coupe vent et lunettes de soleil, comme ça on est complet.

Etape quatre, les ravitos. Repas de midi + encas + eau + tenue de rechange à l’arrivée.

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Bon, Patricia part pour une petite sieste, et je me mets à la rédaction de mon carnet de voyage. Je jette un œil inquiet par la fenêtre … Il fait beau, grand soleil … J’y vais !

Nous sommes partis voir le coucher de soleil à l’Apothicairerie.

Les falaises, le sentier … J’en ai les mollets qui frémissent. Vivement Demain.
Petit repas aux chandelles, et au lit.

Jour 2

img_20161024_100817Levés à 8 heures, on se précipite à la fenêtre  … Il fait beau. C’est parti pour 30 km.
On modifie l’itinéraire, on va le faire dans l’autre sens !
On quitte l’hôtel après un bon petit déj, direction Sauzon (1 km) à petite allure pour s’échauffer doucement.
Première petite halte à la sortie du village pour ranger les coupes vent, et on enchaîne, direction Le Palais.
Le sentier et très bien, un mono trace relativement large.
Nous allons perdre une demi heure sur l’horaire prévu, tellement le paysage est magnifique.
A chaque contour, on s’arrête pour admirer, nous voyons même les côtes Françaises, Quiberon, l’ile de Houat … Divin !
Le parcours n’est pas technique, mais tactique. Je le savais avant de venir, je l’avais lu, donc je modère l’allure.
Descentes dans les criques sauvages en cette saison, puis on remonte, petit plateau pour la relance, et on recommence. Le sable est blanc, les eaux turquoises … Sublime.

Nous arrivons à Palais … LA ville de l’île. Arrivés par une série de Blockhaus, puis le fort Vauban. img_20161024_114350

Le GR nous emmène faire une petite balade dans les fortifications avant d’aboutir sur le port, la civilisation. Une petite pause technique et nous repartons vite, très vite, trop vite. Je n’ai pas rechargé en eau …

Le rythme reste bon, on veut se faire plaisir, pas mal. J’appréhende les descentes prudemment, je m’éclate sur les plateaux, et les montées.

Repas sur la plages des grands sables … Presque seuls.

Nous repartons vers la pointe Nord Est.img_20161024_140311

Le paysage change, le dénivelé aussi. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou le terrain, mais les côtes sont de plus en plus dures et de plus en plus longues  On a fini par choisir le parcours de 30 kms avec 600 D…
A la pointe, nous rencontrons un couple de marcheurs (le seul de la journée!). Nous discutons 5 minutes et nous repartons, et c’est la panne. Plus d’eau. Les dernières côtes piquent les cuisses… Et nous arrivons à Locmaria. On se jette dans l’épicerie pour le ravitaillement (eau, gâteau, fruits secs).
Notre chauffeur nous récupérera dans une heure, alors visite de l’église … Étirements et récup au soleil (il fait très beau en Bretagne).
Patricia n’hésite pas à se soulager les mollets en eau de mer.

Nous en profitons pour voir le programme de demain : Locmaria – Bangor. Hier soir, l’hotelier m’a parlé de la petite Corse … J’imagine que mes sensations de dénivelé plus important n’étaient qu’un début. Retour à l’hôtel, douche, repas, dodo …

Jour 3

Réveil difficile. J’ai mal aux reins. On s’habille, petit déj copieux, puis direction Locmaria pour la deuxième étape. Il fait froid, il y a du brouillard, mais « ça va se dégager rapidement, il fait toujours beau en Bretagne ».

Nous retrouvons la place de l’église telle que nous l’avions laissée la veille. C’est jour de marché : 1 stand de fruits et légumes !

img_20161025_111312Après avoir bien rigolé, on y va. En fait, peu de dénivelé, mais de grandes étendues sauvages. C’est Whaou ! Personne, pas de maison, le désert ! 2 traileurs nous suivent. On dirait qu’ils vont plus vite que nous, mais qu’importe, je garde le rythme.

Les falaises sont extraordinaires. On s’amuse à retrouver une tête de tortue, un poisson … Notre imagination s’envole. Seul couac, le brouillard ne s’est toujours pas levé, mais on devine les reflets du soleil sur la mer.

On enchaîne les km, et nos amis traileurs se rapprochent.

C’est beau, c’est magnifique, et je suis avec ma bien aimée : c’est parfait !

Les criques réapparaissent, puis la civilisation, puis les promeneurs. Nos amis traileurs nous rejoignent, et s’arrêtent, fini pour eux. Nous avons encore une dizaine de km à enquiller.

Le plages arrivent, toutes plus belles les unes que les autres, mais pas le temps de se baigner. Par contre, elles sont désertes !

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Les jambes vont bien, nous dépassons Bangor, direction le sémaphore. Le plateau est roulant, je m’éclate complètement … Et panne d’eau ! J’ai encore consommé mes 2 litres. Les barres de céréales sont finies aussi, il faut s’arrêter, surtout que ma cheville commence à faire des siennes. Nous avions convenu que nous courrions pour nous faire plaisir, et qu’on éviterait la casse. Mais nous sommes en pleine campagne. Le route la plus proche est à 2 km. Je les fais au mental. Je sens la fatigue, et j’ai peur de la blessure. Je ralentis l’allure et nous arrivons soulagés (surtout moi) à la route. Retour à l’hôtel.

Jour 4

Après une bonne nuit de repos, nous voilà prêt à repartir. Une question reste en suspend : 1 ou 2 étapes pour les Kms restants ? D’un commun accord, nous décidons que, passant à proximité de l’hôtel en cours de parcours, nous nous arrêterons si nécessaire.
Départ dans la brume … Nous ratons malheureusement les aiguilles de Port Coton. En cours de route, nous rencontrons nos amis marcheurs de l’hôtel qui tournent dans l’autre sens. Puis nous arrivons sur la fameuse plage du Donnant … Et son spot de surf !

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Hallucinations ? Nous voyons des planches descendre du chemin de randonnée sur le versant opposé. Le temps de traverser la plage, un petit arrêt pour observer l’École de Surf se jeter à l’eau et prendre les premières vagues, et nouvelle hallucination ? Une planche passe près de nous ! En remontant, nous découvrons un second parking en haut de la falaise … Fin des hallucinations … pour l’instant.

img_20161023_183634Le chemin reprend, le long des falaises. A  notre droite, une lande désertique, et à notre gauche, un à pic de plusieurs mètres.

Le temps s’éclaircit, mais reste brumeux. Le terrain se prête à quelques pointes de vitesse … 9, puis 10 km/h … sur les plateaux. Petite pause repas. Et soudain une borne nous indique que nous sommes à moins de 2 Km de notre point de rapatriement en cas de fatigue ! Déjà ! Allez, haut les cœurs, on fini le tour. 8 Km de plus, on est cap’.

Passage de l’apothicairerie, direction la pointe des poulains … Et le musée Sarah Bernhardt.

Hallucination ? Je distingue des papillons qui virevoltent autour de moi … Patricia ne les voyant pas, je crois que je suis HS.

Mais le chemin est beaucoup plus fréquenté, il y a de nombreux marcheurs … En 1 heure, j’en dénombre plus que lors des 2 jours précédents ! Hallucinations ?

Au détour d’un chemin, Le phare des poulains ! Magnifique !

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img_20161026_134026Nous avalons les Km jusqu’au musée. Surprise, ma zamoureuse a prévu une visite ! Une bonne heure d’arrêt. Le musée visité, les jambes sont lourdes. Allons-nous au phare ? Il nous reste 5 Km pour rejoindre Sauzon par la côte. Dès le départ, nous sentons une difficulté à dépasser les 6 km/h ! Hallucination !

A la croisée des chemins, Sauzon l’emporte sur les Poulains. Je retrouve rapidement les chemins de notre début de course, on monte, on redescend, quelques petits plateaux pour tenter de relancer, mais mes jambes ont du mal. Ces derniers Km semblent ne pas finir … Et puis tout à coup, les maisons, la civilisation, le port de Sauzon ! La dernière descente, et nous arrivons victorieux dans le port. Pas de foule pour nous acclamer, pas de portique, pas de ligne d’arrivée, on s’en fout, on l’a fait !

Deux petites larmes éphémères coulent sur ma joue, P… Que c’était bon, P… que c’était beau !

Nous filons à la supérette acheter une bouteille de cidre que nous dégustons sur les berges du port, devant des touristes médusés, assis aux terrasses des cafés … Ils sont fous ces Gaulois !

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Il nous restera 1 petit Km de marche pour regagner l’hôtel.

L’Hôtel, c’est les TAMARIS à SAUZON (ou presque). Jean-Michel et son épouse nous hébergent, mais mettent aussi à notre disposition une salle à manger en libre accès avec tout le confort (bouilloire, frigo avec boissons, cuisine pour faire nos propres repas …) un service traiteur avec Marguerite qui nous livre les repas commandés. Mais surtout, ils feront les chauffeurs durant ces trois jours, nous amenant et nous reprenant tout au long de notre parcours ! Des gens formidables.

Marguerite, la voisine faisant aussi traiteur nous a concocté des plats sur mesure ! « Vous avez aimé l’Esturgeon (le poisson, pas les oeufs) … Je peux vous faire un repas spécial » Et le lendemain, vous avez un repas pantagruélique à base d’esturgeon ! « Vous voulez des pâtes, des légumes … » Faites votre menu !

En résumé, je recommande +++

En fin, ce n’est pas une HALLUCINATION, IL FAIT BEAU EN BRETAGNE !

Un grand Merci à Patricia pour son organisation sans faille de ces 50 ans qui restera un anniversaire exceptionnel.

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Lionel Damiens

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